« Tant que les conditions d’un accord équilibré entre les indicateurs de coût de production et des marchés des acheteurs ne sont pas réunies, il n’y a aucune raison pour que les organisations de producteurs (OP) cèdent », lance Loïc Adam, vice-président de France OP lait (FOPL). Pour la fédération d’OP, les négociations sur les avenants contractuels et les accords-cadres piétinent car « les industriels tentent d’imposer une très nette prépondérance de leurs indicateurs de marché au détriment du prix de revient des producteurs de lait ».

Les OP restent mobilisées

Au fait que la loi portant sur l’alimentation et sa construction du prix du lait en marche avant (à partir des coûts de production, NDLR) sont de leur côté, la fédération ne compte pas céder aux demandes des industriels. En cas de déséquilibres ou de non-conformités des projets de contrats, le recours à la médiation est une issue toute désignée, et encouragée, par FOPL.

Pour Denis Berranger, président de la fédération, passer outre les requêtes des OP n’est plus une option pour les laiteries. « Les OP, (nouveaux) acteurs incontournables de la négociation commerciale, sont déterminées à obtenir une meilleure rémunération pour leurs adhérents ! »

A. Courty