« Le prix de base moyen du mois d’octobre était de 325 €/1 000 l. Ce n’est pas conforme aux niveaux de valorisation des produits vendus par Lactalis », affirme Claude Bonnet, le président de l’Unell. Alors qu’un accord sur le prix avait été trouvé pour le trimestre précédent, la dernière rencontre entre Lactalis et ses producteurs, le 31 octobre dernier, s’est soldée par un échec.

Une formule de prix « désuète ».

Selon Claude Bonnet, « la baisse du prix du lait payé au producteur en octobre n’a pas engendré de pression sur les distributeurs. Si quelques hausses tarifaires ont été passées sur les premiers prix et les marques de distributeur, ce n’est pas le cas des marques nationales. Et je ne parle pas du cas du beurre. C’est un autre débat, qui prend de la place médiatiquement, mais qui occulte aussi certaines réalités. »

Pour le président de l’Unell, « la formule contractuelle de détermination du prix du lait est désuète. Elle date de 2009 et n’a plus sa place aujourd’hui. » L’association d’organisations de producteurs souhaite une formule « qui tien(t)[ne] compte du mix-produit, conformément à la loi Sapin 2. Il faut un prix conforme aux valorisations réelles des laiteries, et non un alignement au moins-disant comme c’est le cas aujourd’hui. »

Calendrier serré

Les prochaines discussions avec Lactalis sur le prix du quatrième trimestre devraient se tenir à la mi-novembre. « Nous serons déjà à la moitié du trimestre, ce qui réduit nos marges de manœuvre », analyse Claude Bonnet. En parallèle, se négocie l’accord-cadre entre l’Unell et Lactalis. « Il nous reste à discuter du point le plus important : la formule du prix. »

V. Gu.