« On est loin du petit symbole avec un tel accord ! » se félicite Michel-Edouard Leclerc, dans un article publié sur son blog. « À la fin de 2018, je confirmais que le Mouvement E. Leclerc serait pleinement en ligne avec les objectifs de meilleure rémunération de l’amont agricole, tels que définis dans le cadre des États-généraux de l’alimentation (EGA). Je l’ai même garanti au ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, lors de notre dernière entrevue », ajoute-t-il.

Après les accords signés entre Intermarché et les laiteries Bel, Savencia et Sodiaal, les négociations commerciales pour 2019 ont fait un nouvel enfant.

Pas de déclaration sur le prix du lait

L’article de Michel-Edouard Leclerc n’apporte cependant pas davantage de précisions sur les modalités tarifaires de cet accord, ni le service de presse de l’enseigne contacté par La France Agricole.

De son côté, Danone déclare également ne pas vouloir communiquer à ce sujet. « L’information est gardée confidentielle car le cycle des négociations commerciales n’est pas encore terminé. Nous discutons actuellement avec les autres enseignes de distribution. De plus, le prix du lait diffère en fonction des contrats établis avec chacune des cinq organisations de producteurs (OP) avec lesquelles nous travaillons. »

Danone espère pouvoir aboutir à la mise en place d’accords similaires avec ses autres clients.

Plus de 2 000 producteurs concernés

L’industriel se déclare néanmoins heureux de cet accord « emblématique dans la lignée des EGA qui permet de consolider son engagement auprès des OP ». Leclerc représente 20 % des ventes de Danone Produits frais.

L’engagement du distributeur va permettre à Danone de sécuriser l’intégration du coût de production dans le prix du lait via les contrats pluriannuels signés avec les OP.

Alexandra Courty