« Sans transparence, le ruissellement ne pourra pas se faire. Ce type d’accord est le seul moyen de répondre aux objectifs de la loi portant sur l’alimentation », affirme Michel Biero, directeur exécutif des achats chez Lidl. Cet accord s’inscrit dans un plan d’affaires plus global conclu entre Danone et le distributeur.

Un prix minimum garanti

L’accord concerne un volume total de 12 millions de litres sur 2019 (volumes valorisés sous marques nationales). L’industriel, contacté par La France Agricole, ne souhaite pas directement communiquer sur sa collecte totale annuelle, mais précise qu’elle pèse pour environ « 4 % du marché français », soit 950 millions de litres si on se base sur la collecte de 2018.

Les deux parties, assurant « partager la même volonté d’assurer une juste rémunération des éleveurs », ont fait le choix de communiquer sur un « prix garanti minimum aux producteurs de Danone quelles que soient les primes » dans un souci de transparence sans pour autant préciser s’il s’agit d’un équivalent prix de base ou bien d’un prix obtenu après application des primes régionales et/ou nationales.

Intervention du médiateur

Comme ce fut le cas lors de l’accord signé avec Savencia le 18 avril, le communiqué précise que « les discussions ont été menées avec le concours de monsieur le médiateur des relations agricoles ».

Contacté à ce sujet mi-avril, Michel Biero, directeur des achats chez Lidl, avait indiqué que les accords conclus après la fin officielle des négociations commerciales (28 février) avaient soulevé certains problèmes : « La loi portant sur l’alimentation suggère la bonne volonté de l’aval. J’ai pris cette bonne volonté en acceptant toutes les hausses sans discuter à la condition que l’intégralité des bénéfices soit reversée en toute transparence et avec garanties aux éleveurs sans quoi les négociations prennent du retard. »

A. Courty