En février 2020 en Europe, le prix moyen payé aux producteurs reste stable, autour de 352 €/1 000 litres. Les principaux bassins de production européens parviennent à maintenir le cap, hormis l’Italie qui décroche de 5,5 % sur un an (février 2019), comme sur un mois (janvier 2020).

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Avec une moyenne nationale à 369 €/1 000 litres, en hausse de 2,6 % sur un an et de 1,2 % par rapport au mois de janvier, la France surclasse ses concurrents. Suivent l’Italie (375 €/1 000 litres), les Pays-Bas (362 €/1 000 litres), l’Irlande (355 €/1 000 litres), l’Allemagne (348 €/1 000 litres) et la Pologne (325 €/1 000 litres).

Un avenir incertain

Si l’impact de la crise sanitaire liée au coronavirus Covid-19 ne se fait pas encore sentir sur le prix du lait payé aux producteurs européens en février 2020, la situation est bien différente sur le marché des ingrédients laitiers.

La décroissance de la cotation du beurre s’accélère. Au 8 avril 2020, elle s’élève à 3 290 € la tonne. De son côté, le cours de la poudre maigre est en chute libre depuis le début de février 2020. Il a perdu plus de 450 € la tonne en l’espace de quelques semaines et s’établit aujourd’hui à 2 110 € la tonne. La poudre grasse et le lactosérum suivent les mêmes tendances. Seuls les fromages de commodités résistent pour le moment.

Dans un contexte de collecte mondiale dynamique, en ce début d’année 2020, la dévalorisation du marché des produits laitiers laisse craindre une baisse imminente et généralisée du prix du lait.

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A. Courty