Ce vendredi 22 mai 2020, la CGT a appelé les salariés d’un abattoir Charal du groupe Bigard à Cholet à des débrayages. L’objectif, demander une « prime Covid » tenant compte de la forte activité du site pendant le confinement.

À lire aussi : « Bigard rend partiellement publics ses comptes » (04/09/2019)

Un « accord Covid » contesté par la CGT

« L’appel au débrayage, c’est par rapport à une petite primette que la direction générale veut nous attribuer pour le travail pendant la période du Covid », a indiqué à l’AFP Yannick Battistella, délégué CGT.

Alors que la direction propose une prime de 15 euros par jour aux salariés du groupe pour une période allant du 16 mars, jour du début du confinement, au 12 avril 2020 la CGT demande une prime jusqu’au 11 mai 2020, pour les salariés venus pendant toute la période.

Contestant un « accord Covid » signé avec les autres syndicats, la CGT a appelé les salariés à débrayer ce vendredi deux heures, en début d’après-midi et en fin de journée, à l’embauche.

Contactée par l’AFP, la direction de Charal dont le siège est à Cholet, n’était pas joignable dans l’immédiat.

Une prime de 600 euros par salarié

« On est trois sites en France du groupe Bigard à avoir eu une forte activité depuis le début du confinement, on a eu des heures à gogo, des commandes » : une prime jusqu’au 11 mai ferait « en moyenne 600 euros par salarié, c’est convenable », a estimé le syndicaliste.

Charal-Cholet emploie quelque 1 000 salariés, selon la CGT.

À voir aussi : « Opacité — L214 attaque Bigard en justice » (03/09/2019)

Avec l’AFP