« La décapitalisation du cheptel de vaches allaitantes, entamée en 2017 et qui s’est accélérée en 2019, devrait se poursuivre en 2020 au même rythme que l’an dernier, prévoit l’Idele dans ses prévisions annuelles publiées le 21 janvier 2020. Comme en 2019, la forte baisse du nombre de génisses de renouvellement conduira à un ralentissement des réformes allaitantes, de 3,6 %. »

Le nombre de génisses de boucherie reculerait lui aussi, de 2,5 %. « La mise en place de nombreux contrats au sein de la filière française et l’appel des exportations vers la Chine limiteront toutefois la baisse de production de génisses, estime l’Idele. Les poids de carcasse des femelles devraient rester globalement stables. »

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Moins de réformes laitières

Le troupeau laitier français devrait lui aussi envoyer moins de femelles à l’abattoir. Il termine l’année 2019 « à un bas niveau, –1,4 % par rapport à 2018, en raison de la forte baisse des entrées de primipares à l’automne, détaille l’Institut. Il devrait continuer de s’éroder en 2020, de 1 % en fin d’année, malgré la probable amélioration de la conjoncture laitière. »

Pour l’Idele, les transformateurs continueront à maîtriser les volumes pour préserver la valeur des produits laitiers. Et les génisses prêtes à entrer en production en 2020 sont très peu nombreuses. « Les réformes de vaches laitières devraient donc reculer significativement, de 3 % par rapport à 2019, pour retomber au niveau de 2014, après la crise laitière de 2015-2016 puis la sécheresse de 2018. »

E.R.