L’attaque des loups a eu lieu dans la nuit du dimanche 1er mars au lundi 2 mars 2020 sur la commune d’Antrenas, dans la Lozère, à moins de 100 m des habitations. Le propriétaire a retrouvé sa jument prostrée au petit matin, avec une bonne partie de l’arrière-train dévoré.

« Une énième moquerie de l’État »

La jument était toujours debout lorsque les agents de l’Office français de la biodiversité se sont rendus sur les lieux. « Ils ont sous-entendu que la responsabilité du prédateur serait écartée, précise Jeunes Agriculteurs, dans un communiqué publié le 3 mars 2020. L’animal se serait arraché la queue ! Il s’agit d’une énième moquerie de l’État. »

L’animal a dû être euthanasié par un vétérinaire. Vincent Bonnet, président de JA, interpelle les pouvoirs publics sur la situation « inacceptable. Après de multiples attaques sur les brebis ou sur les bovins dans le département, les loups s’en prennent désormais aux chevaux. »

Pas d’égorgement

D’autres attaques ont été recensées sur des bovins dans le département au cours des dernières années. « Mais la responsabilité du loup n’est jamais reconnue par les agents de l’État dès lors qu’ils ne sont pas égorgés, déplore Olivier Maurin, président de l’ODG Elovel et coprésident de la Fédération nationale de défense du pastoralisme. Or les loups consomment souvent la partie arrière des jeunes veaux. »

M.-F. M.