Le laboratoire Antagène à Lyon a rendu son verdict au début d’août au sujet de deux échantillons prélevés quelques jours plus tôt sur les communes de Castet et Louvie-Soubiron (près du col de Lallène) : il s’agit d’un animal hybride entre un loup d’origine italo-alpine et un chien.

Depuis le mois de mai, cet animal serait à l’origine de nombreuses attaques sur les troupeaux créant l’exaspération de leurs propriétaires. Ceux-ci soupçonnent par ailleurs l’implication de plusieurs prédateurs et notamment de petits. « Nous avons trouvé des crottes de ces animaux que nous allons envoyer au laboratoire Forgen », précise Olivier Maurin, de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne.

En tout cas pour l’instant, « ce constat ne conduit pas nécessairement à considérer le département comme une zone de présence permanente de l’espèce », prévient la préfecture dans un communiqué de presse. S’il s’agit d’un hybride il n’y a pas de raison, car l’animal ne devrait pas pouvoir profiter du statut d’animal protégé. Il est peu probable qu’il soit “soumis” à un tir de prélèvement néanmoins. « Pourtant s’il était tué et si les analyses révélaient qu’il s’agit d’un loup, on aurait toujours la possibilité de le décompter des quotas de loups à prélever », estime Mélanie Brunet, de la Fédération nationale du pastoralisme, et cela permettrait peut-être de faire baisser la pression sur les troupeaux.

Seul un arrêté de tir de défense simple a été pris par le préfet pour l’instant, « afin de permettre aux éleveurs volontaires, titulaires de permis de chasser de défendre leurs troupeaux », indique-t-il dans son communiqué.

M.-F. M.