Le 14 novembre 2017, la chaîne de télévision grecque Star Kentrikis Elladas s’est déplacée chez un éleveur caprin assurant avoir été blessé par un loup. Face à la caméra, le jeune homme de 25 ans, installé dans le centre du pays, raconte avoir rencontré une vingtaine de loups alors qu’il menait son troupeau sur la montagne du mont Parnasse, à 200 km d’Athènes.

« Le loup a reculé, avant de revenir vers moi »

Selon lui, les chiens se sont mis à aboyer en voyant arriver la meute. « J’ai essayé, avec ce que j’avais, de protéger mon troupeau pour qu’il n’y ait pas de dégâts. Un loup s’est retourné vers moi, j’ai essayé de le repousser avec les mains mais il m’a égratigné ici, dit en montrant ses avant-bras bandés. Il a reculé, avant de revenir vers moi, mais je n’avais rien pour me défendre. »

L’homme raconte être parti en courant avec son troupeau, pour se protéger lui-même et ses animaux. « J’ai de la chance qu’il ne me soit pas arrivé quelque chose de plus grave, » soupire-t-il.

Le berger n’a pas de blessures graves, et précise qu’il portait, lors de l’attaque, une veste épaisse. « Heureusement, car malgré tout, le loup a réussi à déchirer ma chemise et mon pantalon, dit-il. Les blessures auraient pu être plus graves. » Le jeune homme indique s’être rendu à l’hôpital de Livadia, où les plaies ont été nettoyées, avant de repartir avec un traitement aux antibiotiques.

« Nous mettons nos vies en danger »

« Il faut agir, lance-t-il. Car nous mettons nos vies en danger. Il y a beaucoup de pertes dans nos troupeaux. Nous pouvons prendre une arme avec nous, mais seulement pour effrayer les loups. Nous ne pouvons pas leur tirer dessus. » En Grèce, la population de loups aurait bondi, entraînant une augmentation des attaques de troupeaux.

Hélène ChaligneJournaliste web