Le 8 août dernier, un canidé est abattu sur la commune de Montmeyran dans la Drôme « dans le cadre d’un tir de défense simple aux abords d’un troupeau domestique victimes d’attaques de loups », indique l’Office français de la biodiversité (OFB). L’individu rôdait dans le secteur car il avait été pris plusieurs fois par le piège photographique dans les jours précédant le tir. Toutefois, l’animal n’était pas connu dans la base des données génétiques du réseau géré par l’OFB.

Phénotype atypique

Son allure atypique, notamment « ses grandes oreilles et son masque facial étendu sont des critères qui s’éloignent du standard caractéristique de l’espèce loup », souligne l’OFB. Les résultats du laboratoire Antagène, mandaté par l’OFB, ont aussi attesté que l’animal était un hybride de deuxième génération. Soit le père est un loup et la mère un hybride de première génération, soit le père est un hybride de première génération et la mère une louve d’origine italo-alpine.

« Ce phénomène d’hybridation ou plus exactement de métissage — car dans ce cas le loup et le chien appartiennent à la même espèce Canis lupus — est possible, indique l’OFB. Les hybrides proviennent généralement d’un accouplement entre une louve et un chien. »

Pour autant tous les phénotypes atypiques ne sont pas des hybrides. Le phénomène d’hybridation a été étudié en 2018.

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Marie-France Malterre