Les représentants de l’État ont aussi reconnu que la Suisse et plusieurs États de l’Union européenne demandent le reclassement du loup. Les élus ont poursuivi la discussion avec une demande pour l’ouverture du débat sur le reclassement du prédateur avec les autres États. Pour la délégation, les politiques en matière de gestion des prédateurs ne peuvent « plus durer du fait de l’épuisement des éleveurs, de la lourdeur du coût des mesures de protection des troupeaux, de la multiplication des incidents entre chiens de troupeaux et randonneurs et de la menace du retour à l’ensauvagement des prairies d’altitude. »

Voir aussi : Loups, toujours plus de massacres (19/11/2019)

Apporter des réponses aux éleveurs

L’entretien a été l’occasion pour les élus de demander à ce que soit confirmé, aux éleveurs, le droit ordinaire et systématique de tir de légitime défense auprès des troupeaux. Pour la délégation, l’État doit aussi apporter aux éleveurs exploitants sur le territoire des parcs naturels des réponses satisfaisantes et compatibles avec le statut de ces espaces. Parmi les autres demandes de la délégation figure, entre autres, le reclassement du loup et de l’ours en espèces protégées simples et la confirmation de la fin de toute nouvelle réintroduction d’ours dans les Pyrénées.

Voir aussi : La guerre des chiffres sur les dégâts de l’ours (05/08/2019)

M.-F. Malterre

(1) Annie Genevard, députée du Doubs, présidente de l’Anem, Pierre-Yves Bonnivard, maire de Saint-Colomban-des-Villards en Savoie et président de l’Usapr (Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales), Dominique Bodon, maire de Malaucène dans le Vaucluse, représentant de l’ACP Paca (Association pour les communes pastorales de la région sud), Jean-Michel Arnaud, maire de Tallard, président de l’association des maires des Hautes-Alpes, et Alain Sanz, maire de Rébénacq, représentant des maires du collectif des maires des Pyrénées.