« Malgré le prélèvement de 100 loups, les attaques sur les troupeaux n’ont toujours pas diminué », relève la profession agricole (1) dans un courrier du 12 février 2020 adressé au préfet coordonnateur du plan loup. Dans ce contexte, l’augmentation du plafond de prélèvement de loups mis en place en 2019 est saluée favorablement. « Mais il ne répond pas à notre demande de suppression dudit plafond », déclarent les représentants du syndicalisme majoritaire et des chambres d’agriculture.

L’arrêté expérimental (du 26 juillet 2019) calé sur l’arrêté du février 2018 permettait aux éleveurs de pouvoir défendre leurs troupeaux à tout moment en cas d’attaque. Depuis la décision du Conseil d’État de décembre, les éleveurs ne peuvent plus effectuer de tirs de défense lorsque le plafond de prélèvement est atteint. « Les tirs sans limite sont contraires à la législation », éclaire Claude Font, de la Fédération nationale ovine en charge du dossier de la prédation.

Tous les éleveurs doivent pouvoir défendre leur troupeau en cas d’attaque

La profession demande de rétablir la possibilité pour les éleveurs de défendre leurs troupeaux à tout moment. « Le plafond de prélèvement doit pouvoir être augmenté de 2 % en 2 % sans limitation chaque fois que des troupeaux sont attaqués par les loups et que les plafonds de prélèvements sont atteints, et ce, sans entamer le plafond de l’année suivante. »

Dans leur lettre, les représentants précisent que « tous les éleveurs sur tous les territoires, y compris en cœurs de parcs nationaux doivent pouvoir disposer de tirs de défense simple pour assurer la défense de leurs troupeaux ». Une requête qui a peu de chance d’aboutir. Les cœurs de parcs nationaux sont un sujet sensible où les armes sont proscrites.

M.-F. M.

(1) FNSEA, Jeunes Agriculteurs, FNO, FNB, FNC, APCA.