Les données de la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes concernant les dommages du loup au 31 décembre 2018 ne sont pas encore tout à fait stabilisées, mais elles montrent une augmentation par rapport à 2017. Près de 600 victimes supplémentaires par rapport à 2017 sont dénombrées.

8 000 victimes en Paca

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur est toujours très loin devant les autres avec près de 8 000 victimes indemnisées. Le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône sont les moins impactés, mais c’est une hécatombe dans les autres départements de la Région : les Alpes-Maritimes enregistrent plus de 3 000 animaux indemnisés, suivent les Alpes-de-Haute-Provence avec plus de 2 200 victimes et un chiffre en forte augmentation (1 600 en 2017). Les Hautes-Alpes et le Var sont presque à égalité avec plus de 1 300 animaux dévorés chacun.

En Auvergne-Rhône-Alpes, les données sont globalement stables avec plus de 3 200 victimes. La Loire rentre dans le palmarès et le Cantal a quintuplé le nombre de constats avec 20 attaques.

Forte augmentation dans la Meurthe-et-Moselle

En Bourgogne Franche-Comté, le prédateur continue de coloniser l’espace, tout comme le Grand Est. Dans cette région, les Vosges sont toujours les plus touchées : le nombre de constats augmente, mais celui de victimes se stabilise autour de 250. Dans la Meurthe-et-Moselle, la progression est importante. Le département enregistrait près de 200 victimes au 31 décembre 2018 contre 135, un an plus tôt.

La Nouvelle-Aquitaine fait une entrée retentissante dans le classement avec près de 29 constats et 200 animaux prédatés dans les Pyrénées-Atlantiques. En Occitanie, les chiffres sont stables autour de 500 brebis dévorées.

145 bovins indemnisés

Les ovins ne sont pas les seules victimes. Les 12 500 victimes dénombrées au 31 décembre 2018 incluent 145 bovins, 18 canidés, 545 caprins, et 10 équins.

M.-F. Malterre