« Si l’on avait appliqué les règles que l’on impose aux éleveurs, il aurait fallu que les habitants, après une étude de vulnérabilité de leur ville, mettent en place à leurs frais des mesures de protection dont une partie aurait été remboursée quand les budgets l’auraient permis », s’insurge la Fédération nationale du pastoralisme (FNDP) dans un communiqué de presse faisant suite à l’abattage d’un loup hier à Bormes-les-Mimosa (Var).

Les citadins auraient ensuite dû demander une autorisation pour un tir d’effarouchement, puis un tir de défense en cas d’inefficacité, puis enfin un tir de prélèvement, après vérification que le plafond du quota permette bien l’abattage de ce loup. « Le tout dans des délais imposés par la préfecture », souligne la FNDP. Autant dire que plusieurs années ont le temps de s’écouler, car il car faut « attendre la reconnaissance du grand canidé comme étant un loup par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage qui dans un premier temps nie la présence d’un loup. »

Le loup est dangereux

Bref, dans les alpages, on ne règle pas le compte d’un loup agressif dans la journée. Sinon, « toute personne qui tue un loup encourt une amende de 150 000 € et 2 ans d’emprisonnement, assure la FNDP. Ce qui s’est passé à Bormes-les-Mimosas est la conséquence de la prolifération des loups en raison de leur surprotection. »

Les militants regrettent que les autorités ne réagissent pas partout de la même manière. « Le loup est un animal extrêmement dangereux, rappelle la FNDP, qui demande au chef de l’État la mise en place d’un comité d’urgence afin d’assurer la sécurité des enfants, femmes et hommes partout sur les territoires. »

M.-F. M.