Le cadre réglementaire des interventions sur les loups a été modifié au moyen de dispositions expérimentales en juillet 2019, au moment où le seuil des 500 loups a été atteint. Elles ont été reconduites pour l’année 2020. « Ces mesures ont permis une stabilisation du nombre d’attaques et de victimes dans un contexte de croissance lupine », se félicite le ministère de la Transition écologique.

Ne pas dépasser 19 %

Le projet d’arrêté-« cadre », que le ministère met en consultation publique, prend en compte le bilan de ces mesures expérimentales et définit les règles concernant les tirs de défense et de prélèvement. Le projet d’arrêté « plafond » précise le nombre de loups qui pourra être abattu, en tenant compte des derniers comptages. Il fixe ce plafond de destruction à 19 % de l’effectif de loups. Si ce seuil est atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur a la possibilité d’autoriser la poursuite des tirs de défense simple dans la limite de 2 % de l’effectif.

Le ministère précise que « les instructions données par le préfet coordonnateur doivent permettre de contrôler l’utilisation des tirs afin de ne pas dépasser le plafond de 19 %. Ainsi, l’instruction produite le 3 février 2020 a permis de réduire de moitié les tirs au premier semestre de 2020 par rapport à 2019 (22 contre 43), conservant le recours aux tirs pour la période des estives où les attaques sont les plus nombreuses, et minimisant les tirs pendant la période de reproduction (mars et avril). »

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M.-F. M.