Cette situation désole la Confédération paysanne. « La majorité des attaques ayant encore lieu la nuit, les éleveurs et les éleveuses ont très peu de chance d’intervenir contrairement à la brigade d’intervention de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ou de la louveterie qui, eux, sont équipés pour réaliser des prélèvements ciblés à vision nocturne », indique le syndicat dans un communiqué de presse diffusé le 3 décembre 2018.

3,7 millions d’euros d’indemnisation en 2017

Le bilan des dommages entre le 1er janvier et le 23 novembre 2018 est toujours plus lourd : il fait état de 3 385 attaques et 11 607 victimes pour lesquelles la responsabilité du loup n’a pas été écartée. En décembre 2017, 655 victimes supplémentaires avaient été recensées. Au total sur l’année, le montant des indemnisations s’élevait à plus de 3,7 millions d’euros.

« Que cherche l’État, alors que le plan loup a atteint son objectif en termes d’effectif de loups ? Éliminer l’élevage ? » interroge la Confédération paysanne. En tout cas, le syndicat qui doit rencontrer le nouveau référent du plan loup auprès du préfet coordonnateur va demander « une refonte du décret d’indemnisation, un déplafonnement de loups à abattre en fonction des dommages, la prise en charge à 100 % des moyens de protection et le retrait de la conditionnalité des indemnisations aux moyens de protection ».

M.-F. M.