Lors de cette rencontre organisée par des eurodéputés, le Copa-Cogeca a rappelé que « les États membres dépensent déjà des millions d’euros du fonds agricole pour la réparation des dommages et des mesures de protection inefficaces ». Et des « experts nationaux, des ministres de l’Agriculture et des députés européens […] ont clairement invité la Commission à repenser son approche en matière de protection des grands carnivores. »

Des attaques plus nombreuses

Les avis semblaient converger pour dire que partout en Europe, le nombre d’attaques augmente. Et que « les grands carnivores deviennent plus audacieux, se rapprochent des maisons et des troupeaux et constituent une menace majeure pour le secteur agricole et les communautés rurales. » Leurs populations en plein essor, « font pression sur les écosystèmes et le pastoralisme traditionnel, ce qui marque un renversement spectaculaire de leur statut antérieur ».

Dans son communiqué diffusé ce 19 mars 2019, le Copa-Cogeca rapporte les propos d’experts venus de l’Espagne, de l’Italie, de la France, de la Roumanie et de la Finlande, et affirmant que « la production locale avait été stoppée, les pâturages abandonnés ». Éric Andrieu, eurodéputé français, a ajouté que l’Union européenne se trouvait « à un carrefour, obligeant ses institutions à [dévoiler leur] vision et l’ambition des zones rurales pour les décennies à venir ».

« Donner plus de flexibilité aux États »

Toujours selon le Copa-Cogeca, l’eurodéputée Marijana Petir (PPE) et le ministre finlandais de l’Agriculture ont estimé qu’une « première réponse consiste à donner plus de flexibilité aux États membres pour adapter la gestion des espèces protégées ». D’autres ont appelé à rouvrir les discussions sur les textes afin de permettre une gestion plus efficace et directe des grands carnivores et des grands cormorans, étant donné que ces espèces ne sont plus en danger. »

« En plus des difficultés économiques, les agriculteurs sont maintenant les espèces en voie de disparition dans les terres pastorales ! a conclu Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca. Nous convenons que [les textes, NDLR] doivent être mis à jour afin de refléter la situation sur le terrain et permettre une gestion plus active des populations. Nous devons aussi écouter et rétablir la position des agriculteurs dans ce débat et dans la gestion des grands carnivores. »