38 loups ont été prélevés depuis le début de l’année et les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie ont signé un autre arrêté pour autoriser le prélèvement de deux « spécimens » supplémentaires d’ici au 30 juin, la fin de la campagne de 2016-2017.

Un chiffre « disproportionné »

Les associations estiment que ce chiffre de 36 loups est « disproportionné ». Elles s’appuient sur l’interprétation de l’expertise réalisée par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et le Muséum national d’histoire naturelle sur le devenir de la population du loup.

Les dommages sur les troupeaux en 2017 continuent de progresser. Tous les constats n’étaient pas encore été enregistrés au 31 mai, mais près de 400 « victimes » supplémentaires sont dénombrées par rapport à 2016 (2 441 contre 2 051).

Les associations « dénoncent aussi le fait que l’État se refuse encore et toujours à faire le bilan de l’efficacité de ces destructions trop nombreuses, non sélectives et conduites même hors des foyers d’attaque, pour faire baisser la prédation ».

Elles préviennent aussi qu’elles réfléchissent déjà à saisir le Conseil d’État si le plafond pour la prochaine campagne entre 36 et 40 loups « était validé par les ministres ».

M.-F. M.