L’Office français de la biodiversité (OFB) a authentifié l’observation d’un loup gris le 21 janvier 2020. Pour l’Office, cette observation n’est pas une surprise, le loup étant capable de parcourir de grandes distances. Le 20 décembre 2019, l’OFB avait aussi fait le point sur le site www.loupfrance.fr sur la situation en Nouvelle-Aquitaine, et indiquait que des agents formés comme correspondants du réseau loup-lynx étaient en place.

Un réseau de correspondants

L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a engagé depuis un an un processus de formation de « correspondants du réseau multi-partenarial loup-lynx », désormais constitué de « 170 personnes opérationnelles sur les départements de la Corrèze, de la Haute-Vienne, de la Dordogne et des Pyrénées-Atlantiques », précise l’office.

Une session de formation spécifique pour l’habilitation « constats de dommages » a également été mise en place en 2019 au profit d’un nombre supplémentaire d’agents dans les départements.

Des cellules de veille « loup » ont déjà été mises en place par les préfets dans trois départements de la région : Corrèze, Haute-Vienne et Dordogne, sachant que les Pyrénées-Atlantiques ont déjà mis en place un comité « grands prédateurs » depuis plusieurs années.

De nombreux indices relevés

De nombreux indices ont déjà été collectés par le réseau, mais la plupart sont invérifiables ou non retenus comme le montre la carte ci-dessous.

Une étude de vulnérabilité en cours

Dans ce contexte et devant l’inquiétude des éleveurs, la préfète de la Creuse et les préfets de la Corrèze et de la Haute-Vienne ainsi que la Direction régionale de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt (Draaf) ont lancé conjointement une étude de vulnérabilité des élevages de leur territoire, au risque de prédation par le loup.

Marie-France Malterre