Cet arrêté autorise donc la « destruction » de 36 loups, soit 6 de moins que pour la saison 2015-2016, sachant que le nombre maximal de spécimens prélevés ne pourra pas excéder 27 avant le 30 septembre 2016.

Toujours pas d’évaluation des effectifs du prédateur

« Ce n’est pas satisfaisant alors que la pression sur les élevages augmente », réagit Claude Font, de la Fédération nationale ovine (FNO). Les prélèvements ont été fixés sur la base de 75 % de ceux de l’année dernière, alors que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) tarde à fournir l’évaluation de l’effectif du prédateur.

« Au-delà du nombre, nous souhaitons que les prélèvements soient davantage “ciblés” et plus efficaces », souligne Claude Font, qui souhaite également que les « destructions » s’accompagnent d’analyses scientifiques. Le syndicaliste aimerait aussi un renforcement de la brigade « loups » créée l’année dernière afin qu’elle se déplace en dehors de l’arc alpin.

M.-F. Malterre