« Les chiffres sont stables alors que les troupeaux ont passé plus de temps en bergerie, constate Thomas Vernay, de la Confédération paysanne. Tant que l’on restera sur une logique de plafond de tirs autorisés, on ne s’en sortira pas. Il faut pouvoir intervenir sur les loups dès qu’ils opèrent une pression sur les troupeaux, y compris en cœur des parcs. »

Avec 35 prélèvements, les tirs de prélèvement sont « bloqués » jusqu’à ce que le préfet coordonnateur définisse les zones prioritaires où ils pourront être maintenus. Ce premier rendez-vous du groupe national n’a « pas laissé la part au débat », indique Thomas Vernay. Seul un bilan de la situation a été présenté.

Renégocier le plan loup

Tous les syndicats se plaignent de la lourdeur administrative pour la gestion des tirs du prédateur. La FNSEA, JA, la FNO, la FNB et l’APCA revendiquent la possibilité de renégocier le plan loup 2018-2023. Ils demandent :

  • La suppression des plafonds pour les tirs de défense et de prélèvement ;
  • Une mise en œuvre simplifiée des tirs de défense renforcée, dès la première attaque ;
  • Le déclenchement des tirs de prélèvement tout au long de l’année, y compris dans les cœurs de parcs nationaux.

Ils veulent que les éleveurs puissent être autorisés à utiliser des lunettes de tir à visée thermique. Le renforcement de la brigade loup sur tous les territoires prédatés fait aussi l’unanimité auprès des éleveurs, tout comme le refus de toute forme de conditionnalité des indemnisations des dommages du loup.

La FNSEA, JA, la FNO, la FNB et l’APCA ont également profité de la réunion pour rappeler leur opposition totale à la réintroduction des deux ourses slovènes dans les Pyrénées.

M.-F. M.