En 1997, un premier loup avait été signalé dans le Cantal à la suite d’une collision. L’activation de la zone de présence permanente (ZPP) n’avait été déclenchée que de 2008 à 2011. Faute d’indice validé, la zone avait ensuite été déclassée par l’Office. Celui-ci l’a réintégrée à la suite du dernier suivi hivernal.

« En complément du suivi, l’affiliation à l’espèce par la génétique fécès + urine, ainsi que plusieurs prises de vues, authentifient la présence d’au moins un individu se déplaçant sur la zone concernée », indique l’ONCFS.

Au 30 avril, deux attaques sur des troupeaux avaient été recensées, et onze animaux indemnisés. Pour autant, la première photo validée du prédateur ne date que du 7 mai.

Un chien renifleur

« Pour affiner le suivi génétique sur les fronts de colonisation, en déficit d’enneigement, comme c’est le cas en Auvergne, un nouvel « outil » du réseau est désormais actif depuis le début de l’année, précise l’ONCFS. Il s’agit d’un chien renifleur qui, avec son maître, est intervenu au printemps, là où les indices étaient récurrents dans cette partie centrale du Cantal. »

Selon l’office, il a permis de collecter de nouvelles crottes, « qui, une fois analysées, permettront peut-être de mieux cerner la distribution de l’espèce et de confirmer ou non la présence d’éventuels autres individus sur ce territoire ».

Pour cela, il faudrait que le laboratoire d’analyses fasse preuve d’autant de réactivité que le chien renifleur.

M.-F.M.