Les syndicats majoritaires ont claqué la porte de la réunion d’information au sujet du plan loup 2018-2022. La Confédération paysanne est restée « considérant le sujet trop grave et le temps dangereusement court pour faire modifier le projet de plan avant la fin de l’année ». Pour le syndicat, seuls les prélèvements ciblés sur des loups en situation d’attaque et réalisés par les services de l’État seront à même de faire baisser la pression de prédation, à la condition qu’ils soient autorisés partout, y compris dans les cœurs de parc.

L’attribution aux éleveurs sur le front de colonisation, d’aides à la mise en place de clôtures et de chiens de protection, est un point positif, mais très insuffisant pour le syndicat. Les clôtures ont montré leur manque d’efficacité. « Quant aux chiens de protection, plus de 40 d’entre eux ont été tués par des loups depuis 2013, soulignent les militants. Comment justifier alors la conditionnalité des indemnisations à la mise en place de ces moyens de protection ? » interrogent-ils.

« Éliminer les meutes dévastatrices »

Le Modef refuse en bloc également les propositions du gouvernement et regrette « fortement le désengagement de l’État envers les éleveurs et exige une prise en charge à 100 % par le ministère de la Transition écologique et solidaire sachant que le budget de celui-ci a augmenté de 3 %. »

Pour le prochain plan, le Modef propose :

  • La construction d’abris en dur pour protéger les animaux et les bergers ;
  • Des actions de piégeages, sous la responsabilité de l’État, pour éliminer les meutes dévastatrices ;
  • La mise en place d’un réseau d’alerte entre les éleveurs pour transmettre l’information en temps réel en cas d’attaque ;
  • Que les anciens militaires de carrière aient le droit de tirs pour défendre les troupeaux et les éleveurs face aux attaques de loups ;
  • Le loup ne doit plus être un animal protégé et à ce titre, sortir de la convention de Berne ;
  • L’application de l’article L. 113-1 du code rural permettant au gouvernement d’assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque.