L’objectif du gouvernement concernant les effectifs de loups en France étant bientôt atteint, la demande de déclassement du prédateur par le gouvernement français s’impose, selon le syndicalisme majoritaire (2). Cela « traduirait l’engagement du président Macron, lors de ses vœux à la profession agricole en janvier dernier sur le rôle incontournable du pastoralisme et de l’élevage de plein air dans le patrimoine français », soulignent les syndicats dans un communiqué de presse publié le 22 novembre 2018.

Les élus de l’Usapr, aussi, ont sollicité les membres représentant la France dans le comité permanent de la Convention de Berne pour soutenir cette proposition d’amendement émanant de la Suisse. Il en va « de l’avenir de nos territoires et du pastoralisme, indiquent-ils. Il faut aujourd’hui accepter que la France se donne, se redonne les moyens de contrôler directement, légalement, la prédation des prédateurs ».

La Fédération nationale de défense du pastoralisme a fait part elle aussi, au début de la semaine de son soutien à tous ceux qui encourageraient le déclassement.

Didier Guillaume prêt demander le déclassement

Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, semble prêt à appuyer cette position. Hier, devant les députés de la commission des affaires économiques, il a déclaré qu’il souhaitait faire évoluer le statut du prédateur et qu’il était « décidé à évoquer le sujet au niveau européen ».

La Commission européenne, qui proposait le 8 novembre aux États de financer les moyens de protection à 100 %, semble toutefois être dans une autre logique.

M.-F. M.

(1) relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe de 1979.

(2) FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Fédération nationale ovine (FNO), Fédération nationale bovine (FNB) et Assemblée permanente des chambres d’agricultures (APCA).