« Pour peu qu’il montre les dents pour des raisons qu’on voudrait toutes être liées à son agressivité potentielle, alors feu ! », s’indigne l’association environnementaliste dans un communiqué du 18 février 2019, qui estime que la population de loup « reste fragile ». Vendredi dernier, la Fédération nationale du pastoralisme avait déjà, elle aussi, condamné ce tir mais pour des raisons différentes.

Appel aux experts

Les militants de Férus craignent un assouplissement des mesures de gestion de la population, une fois franchi le seuil des 500 loups, visé par le plan national loup. Ils demandent l’expertise de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). « Rien, et surtout pas la réaction de peur de l’animal qui semble avoir été observée plus que de l’agressivité, ne justifie d’abattre une espèce que nous avons décidée ensemble au-delà même de nos frontières nationales de protéger », insiste Férus dans son communiqué… Même pas la peur d’un employé municipal d’une ville de 8 000 habitants.