L’association Ferus, qui milite notamment pour la préservation du loup, s’oppose ce mardi 13 juin 2017 à une consultation publique publiée par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Ce dernier indique que 36 à 40 loups pourront être abattus du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018. L’association appelle ses militants à « dire non » à cette consultation.

« Les tirs de loups sont inutiles »

Selon Ferus, 36 loups ont été tués en 2015-2016 et 38 en 2016-2017. « Pourtant, la prédation attribuée au loup n’a cessé d’augmenter, assure l’association. 8 577 victimes indemnisées en 2014, 8 964 en 2015 et 9 788 en 2016, selon les données de la Dreal de l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les chiffres au 15 mai 2017 donnent déjà 2 048 victimes indemnisées, contre 1 650 au 15 mai 2016 et 1 543 au 15 mai 2015. »

L’association remet en cause l’efficacité des tirs sur la protection des troupeaux, indiquant que des chercheurs s’interrogent même sur leurs effets contre-productifs, tels que l’éclatement de la meute et donc hausse de la prédation. Des travaux suggéreraient que « les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. »

Une population « menacée »

Les tirs seraient aussi, selon les défenseurs du loup, un « mauvais signal envoyé aux éleveurs qui ne sont pas encouragés à mettre en place les mesures de protection des troupeaux. » Ce que Ferus craint, c’est que l’espèce ne disparaisse. L’association calcule qu’« à partir d’un taux de mortalité générale de 34 %, toute population de loups déclinera et, si elle est maintenue sur cette tendance, s’éteindra ».

Les défenseurs du loup attendent encore d’être reçu par le nouveau ministre, qui avait assuré devoir « d’abord recevoir tout le monde et trouver la meilleure perspective ».