Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Des loups hybrides officiellement détectés

réservé aux abonnés

Prédation
 - Des loups hybrides officiellement détectés
© M.-F. Malterre/GFA © M.-F. Malterre/GFA

1,5 % des loups en France seraient des hybrides, selon l’Office national de la chasse. 6 % sont concernés par une hybridation plus ancienne et 92,5 % ne sont pas des hybrides.

Face à la pression du terrain et en plein débat sur l’élaboration d’un nouveau plan loup, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a confié en juillet dernier 228 échantillons au laboratoire Antigene, près de Lyon, pour détecter la présence éventuelle d’hybrides entre le loup et le chien.

228 échantillons

Ces échantillons, issus d’animaux morts ou constitués de prélèvements de fécès, d’urine ou de poils, ont été collectés par le réseau de correspondants, « dans le respect des protocoles en vigueur pour en garantir l’intégrité », indique l’ONCFS dans un communiqué du 13 septembre 2017.

L’office précise qu’une éventuelle hybridation entre deux espèces très proches comme le loup et le chien est complexe à détecter. Peu de laboratoires disposeraient du matériel et des compétences nécessaires. Le laboratoire Antigene fait partie des établissements reconnus au plan international.

130 analyses

Après élimination d’échantillons non exploitables, le laboratoire a établi que sur 130 individus, 92,5 % sont des loups non hybrides, tous de lignées italiennes. 2, soit 1,5 %, ont des signatures génétiques qui correspondraient à des hybrides de première génération et 6 % à une hybridation plus ancienne.

Des études complémentaires devraient être réalisées pour déterminer, entre autres, s’il y a des liens entre les échantillons des loups « hybrides ».

M.-F. Malterre

José Bové veut abattre les hybrides

À côté des hybrides, le nombre de loups continue lui aussi d’être contesté. José Bové, député européen EELV, remet en cause les chiffres de l’ONCFS dans un entretien à l’AFP, le 14 septembre. Pour lui, « le recensement exact des loups, permettrait éventuellement de modifier le quota de prélèvement ».

Une analyse à l’échelle européenne

Au sujet des hybrides, il précise : « Si les loups sont protégés par la convention de Berne, les hybrides, eux, ne le sont pas. Ils doivent être abattus […], y compris à l’intérieur des meutes dans lesquelles ils se seraient reproduits. »

Le député demande une analyse globale, des tests ADN sur l’ensemble de la population, en France, en Italie, en Allemagne, en Roumanie… Et il veut que le ministre installe une brigade loup permanente dans le Massif central.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités


Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !