Olivier Maurin, à la tête de 1 200 brebis en Lozère, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation nationale sur le sujet. « À cause du prédateur, nous n’arrivons plus à respecter le cahier des charges de l’agneau de Lozère », s’énerve-t-il.

Le loup « efficace pour nous diviser »

Plus tôt, des éleveuses avaient expliqué comment le loup rendait leur travail impossible, les forçant à commencer la journée plus tôt, à la finir plus tard, tout en étant beaucoup plus énervées. « Le prédateur est très efficace pour nous diviser », a insisté l’une d’entre elles.

Les maires de l’Usapr (Union pour la sauvegarde des activités pastorales & rurales) étaient également présents. « L’entretien de nos territoires est menacé », a prévenu André Barret, maire en Lozère, soulignant que les moyens de protection ont montré leur inefficacité.

Rencontre au ministère

Dans un communiqué de presse diffusé ce jour, l’association rapporte les deux axes de travail qu’elle a proposé au conseiller chargé du développement durable et des outre-mer de Stéphane Le Foll hier :

  • Une clé de comptage afin d’établir plus précisément la population totale de loups en France ;
  • Les chiens créancés pour améliorer la mise en œuvre opérationnelle des différents arrêtés de tir.

L’Usapr conclut en précisant que « la transversalité du dossier loup [la] pousse à solliciter une rencontre avec le ministère de l’Environnement ».

M.-F. Malterre