Le syndicat majoritaire et les chambres d’agriculture ont d’emblée décerné un « carton rouge » au gouvernement. « Il est grand temps pour le gouvernement d’engager une démarche responsable et cohérente sur tout le territoire, déclarent-ils. Y compris dans les cœurs de parcs, en prenant pour une fois la décision qui s’impose, à savoir aucun plafond de prélèvement et des tirs de défense et de prélèvement simplifiés avec des armes dotées de lunettes de tir à visée thermique accordés aux éleveurs, sans condition. »

Pour Claude Font, de la Fédération nationale ovine (FNO) : « Il est inacceptable que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage soit venu à la réunion sans les chiffres de la population de loups issue du suivi hivernal, car ils constituent la base pour la mise en place de la politique. »

La gestion différenciée avec la cartographie des zones difficilement protégeables (autour de l’Aveyron et du Tarn notamment) est un point qui agace le responsable également. « On fait une gestion comptable du problème, estime Claude Font. Dans les zones de prédation historiques, beaucoup de périmètres sont non protégeables et se retrouvent lésés. Nous refusons cette gestion différenciée. »

La Confédération paysanne attendait une évolution bien plus profonde également de ce plan loup. « Il est très gênant de ne pas disposer des chiffres de la population, déclare Nicolas Girod, le secrétaire général du syndicat. Les seuils de prélèvement devraient toutefois être relevés et la création du Cercle 0 apportera de la souplesse. Mais ça risque de ne pas suffire pour faire baisser la pression. Il faudrait sortir des batailles chiffrées. L’éventualité de la prise en charge des mesures de protection à 100 %, avancée il y a quelques mois par la Commission ne sera pas non plus activée », regrette également le responsable.

M.-F. M.