D’année en année, les « données loup » collectées sur le terrain augmentent et suivent la progression de l’effectif du prédateur. Ainsi en 2018, plus de 3 000 indices de la présence de loups ont été expertisés par les agents de l’ONCFS, selon le Flash info de l’Office publié le 24 avril 2019.

Un réseau national

Ces indices proviennent du réseau qui regroupe 3 900 acteurs de terrain, sachant que la profession agricole ne représente que 4 %. Toute personne volontaire peut intégrer le réseau participatif après avoir suivi une formation de deux jours. 42 départements font désormais partie du réseau multipartenaire. »

Répartition sur le territoire des observateurs du réseau loup lynx. © ONCFS

« Bien que le nombre de fiches transmises ne soit pas directement dépendant du nombre d’individus qui fréquentent un territoire, les Régions qui comportent le plus de zones de présence permanente (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Aples, Occitanie) restent les plus contributrices », souligne l’ONCFS.

Analyse des indices

Tous les indices transmis ne sont pas retenus. Ils doivent être analysés par les experts de l’ONCFS. En outre, un indice retenu ne suffit pas à lui seul à signifier la présence d’un loup sur un nouveau territoire. C’est la récurrence des indices ou la collecte d’images de qualité ou le résultat d’analyses génétiques qui confirme par la suite la première observation.

La compilation des indices de présence sert par la suite à établir la carte de répartition des loups et l’effectif. L’effectif minimum retenu (EMR) est un indicateur de tendance de l’évolution de la population et n’est pas issu d’un comptage. Plus les indices sont nombreux et fiables, plus l’évaluation est précise.

M.-F. M.