Les nouvelles mesures du plan loup pour diminuer la prédation auprès des troupeaux n’ont pas eu d’impact en 2019. Le nombre de constats et celui des victimes sont toujours en augmentation. Pour la France entière, la DDT(M)-Dreal Auvergne-Rhône-Alpes recense 3 838 constats indemnisés pour 12 491 victimes au 31 décembre dernier, sachant que tous les dossiers ne sont pas encore totalement enregistrés.

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Stabilisation en Provence Alpes-Côte-d’Azur

La Région Paca concentre à elle seule toujours plus de la moitié des dommages : 7 761 victimes pour 2 293 constats. Ces résultats sont néanmoins stables par rapport à 2018. Les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence totalisent à elles deux près de 5 000 victimes.

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Auvergne-Rhône-Alpes connaît une forte progression des dommages. Elle passe de 3 046 victimes indemnisées en 2018 à 3 634 en 2019. Le bilan est toutefois hétérogène selon les départements. La progression est importante en Isère qui comptabilise 1 171 animaux dévorés, soit 474 de plus que l’année précédente. Dans le Cantal, où près de 200 animaux domestiques ont été indemnisés, les prédateurs semblent s’installer. L’Ain apparaît pour la première fois aussi dans le récapitulatif avec 12 attaques pour 45 victimes.

Dans le Grand Est, le nombre de constats (122) a doublé dans la Meurthe-et-Moselle par rapport à l’année dernière. Dans les Vosges, les dégâts sont un peu moins marqués (191 victimes en 2018 contre 114 en 2019), tandis que tous les départements de la Région entrent dans le palmarès des départements concernés par les attaques : Ardennes (1), Aube (1), Bas-Rhin (6), Haut-Rhin (7), Haute-Marne (7), Meuse (13), Moselle (11).

Explosion des dégâts en Bourgogne-Franche-Comté

En Bourgogne Franche-Comté, le nombre de constats est passé de 16 (avec 86 victimes) en 2018 à 81 constats (et 222 victimes) en 2019. Le Jura paie le plus lourd tribut avec plus de 80 victimes. La Côte-d’Or (3 constats), le Doubs (2 constats), la Haute-Saône (2), la Nièvre (3), la Saône-et-Loire (4) font partie désormais des départements concernés par la prédation.

En Nouvelle-Aquitaine, les problèmes sont localisés aux Pyrénées-Atlantiques où un peu moins d’une centaine de brebis ont péri sous les crocs des prédateurs.

L’Occitanie enregistre un ralentissement des dommages dans la presque totalité des départements de la Région. Un peu moins de 300 animaux domestiques dévorés sont enregistrés, contre près de 500 en 2018. En Aveyron, où l’effectif ovin est important, une cinquantaine d’ovins sont morts en 2019, contre 160 en 2018.

M.-F. Malterre