Ils étaient près de 200 à l’appel de l’Association de défense du patrimoine pyrénéen et du milieu pastoral (Addip) à manifester ce mercredi matin à Etsaut contre le projet de réintroduction d’ourses.

« On a choisi la commune d’Etsaut, qui s’est déclaré candidate aux lâchers d’ourses », a souligné Olivier Maurin à Sud-Ouest. La démission de Nicolas Hulot n’a rien changé quant à la détermination des manifestants.

La présence de loup hybride dans le département est aussi la source de l’exaspération des éleveurs : « Il y aura des battues qui vont s’organiser très rapidement et ce ne seront pas des battues d’effarouchement », a prévenu Olivier Maurin.

Elisabeth Médard, maire de la commune, est restée retranchée dans la mairie, protégée par des gendarmes mobiles.

Le climat s’est tendu en fin de manifestation lorsque des poches de sang et des dépouilles de brebis tuées lors d’attaques du loup hybride présumé, ont été jetées en direction des forces de l’ordre et de la mairie. La maire envisage de porter plainte pour les dégradations commises, rapporte Sud-Ouest.