Selon la note d’Infos rapides diffusée ce 30 avril 2019 par le ministère, l’indicateur de rendement des prairies permanentes Isop s’établit à 153. « Cette pousse atteint ainsi plus de 29 % de la pousse annuelle de référence contre 20 % à la même date en moyenne sur cette période. »

Le nord de la France se détache

« Les régions septentrionales, notamment Grand Est et Hauts-de-France sont les mieux loties, avec respectivement un indicateur à 179 et à 169. Près de 43 % de la pousse annuelle de référence est déjà atteinte dans les Pays de la Loire contre 30 % à la même période de référence. »

Légende : rouge : déficit important (75 % et moins) ; orange : déficit faible (de plus de 75 % à 90 %) ; vert clair : normale (de plus de 90 % à 110 %) ; vert foncé : excédent (plus de 110 %).

Selon le ministère, 88 % des régions fourragères sont concernés par cette situation excédentaire. « Ce début de campagne est particulièrement favorable dans 47 % des régions fourragères du territoire pour lesquelles l’indicateur Isop est supérieur à 150. » C’est le cas de tout le Grand Est.

Contrastes en Occitanie

En revanche, en Occitanie, globalement excédentaire avec un indice Isop supérieur à 110, « certaines régions fourragères des Pyrénées-Orientales, de l’Hérault et du Gard sont déficitaires tandis que d’autres sont normales ou excédentaires ». Les régions d’altitude du Puy-de-Dôme sont également déficitaires.

Cette situation s’explique par « des températures, plus douces que la normale, favorables à l’avancement de la pousse. Si des températures élevées se maintenaient, la production du mois prochain pourrait en pâtir vu le faible niveau du cumul des précipitations. »

E.R.