« Le déficit de pousse de l’herbe […] est important dans 48 % d’entre elles et prévaut dans les régions du Grand Est, des Hauts-de-France et de la Bourgogne Franche-Comté, constate Agreste dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 30 octobre 2020. Les pluies d’automne, insuffisantes ou trop tardives n’ont pas permis un redémarrage de la production. Ainsi, la pousse réalisée entre le 20 juin et le 20 octobre est très inférieure à celle de référence sur la quasi-totalité du territoire. »

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Un bon début de campagne

« À la faveur de conditions hivernales douces au début de l’année, la campagne de 2020 a débuté avec une pousse d’herbe supérieure à celle établie sur la période de référence, rappelle Agreste. Constaté précocement dans le Nord et l’Est puis généralisé sur majeure partie du territoire durant l’été, le déficit hydrique a ralenti et parfois stoppé la pousse d’herbe. Ainsi, la pousse d’été-automne, du 20 juin au 20 octobre, ne représente que 22 % de la pousse d’été-automne de référence. »

La tendance relevée au niveau régional par Agreste en septembre se confirme. « Le déficit concerne dix régions sur douze. Il est particulièrement marqué dans sept d’entre elles qui présentent une production cumulée inférieure à 75 % de la production de référence. Les régions du nord-ouest au centre-est sont les plus touchées : le Grand Est, les Hauts-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté affichent des valeurs de production établies respectivement à 47 %, 51 % et 57 % de la référence. »

© Agreste

La situation de la Bretagne est plus favorable. La pousse cumulée de l’herbe y atteint 96 % de son niveau de référence. Elle ne le dépasse que dans une Région : Paca où elle s’affiche à 120 % de son niveau de référence pour la période de 1989 à 2018.

Éric Roussel