Cette forte productivité permet de compenser un mois de mars déficitaire, constate le ministère de l’Agriculture dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 3 mais 2018. Ainsi, la production cumulée des prairies permanentes depuis le début de l’année est très proche de la normale.

Du 20 mars au 20 avril, leur pousse a été supérieure de 14 % à celle de la période de référence. Elle est excédentaire dans la plupart des régions fourragères, atteignant 120 % ou plus de la production de référence dans un tiers d’entre elles.

Contrastes marqués entre les régions

Néanmoins, des contrastes sont marqués entre les régions : d’un excédent important dans la Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est (respectivement 128 % et 122 % de la production de référence) à un déficit marqué dans la Provence-Alpes-Côte D’Azur.

La production mensuelle des prairies des zones montagneuses (Alpes, Pyrénées et la partie plus élevée du Massif central) a été déficitaire à des degrés divers. Dans le massif alpin, les sols étaient particulièrement secs. Cependant, les précipitations extrêmement élevées de la mi-avril dans le sud-est du massif pourraient conduire à un certain rattrapage en mai.

E.C.