« Entre le 20 juin et le 20 juillet, la pousse d’herbe des prairies permanentes sur l’ensemble du territoire a été quasiment égale à celle de la période de référence (+ 1 %), calcule le ministère de l’Agriculture dans la note d’Infos rapides parue le 30 juillet 2018. Un clivage marqué oppose les régions fourragères de l’ouest, très excédentaires, à celles de l’est et du nord, très déficitaires. »

La façade atlantique bien arrosée

Grâce à un cumul des précipitations plus élevé qu’habituellement, la production atteint le double de la normale dans les Pays de la Loire (+ 120 %). Les autres régions bordant l’Atlantique et le Centre Val de Loire s’en sortent bien aussi. La pousse est beaucoup plus faible que d’habitude en Bourgogne Franche-Comté (- 46 %), dans les Hauts-de-France et le Grand Est (- 36 %).

Comment expliquer ces déficits ? Par des « sols particulièrement secs et un cumul de précipitations trop faible, détaille le ministère. Ainsi, la plupart de leurs régions fourragères sont en déficit important, avec une production inférieure à 75 % de celle de référence sur le mois. En Auvergne Rhône-Alpes, le déficit est plus faible (- 16 %). »

Un cumul annuel dans la norme

Depuis le début de l’année, la pousse cumulée au 20 juillet 2018 reste dans la norme au plan national : elle est même supérieure de 5 % à la période de référence, atteignant 81 % de la pousse annuelle de référence, contre 76 % habituellement. La campagne se poursuit normalement, sans fléchissement au niveau national.

« La pousse cumulée est bonne dans les Pays de la Loire et en Centre Val de Loire avec des indicateurs ISOP respectivement à 117 et 116, estime le ministère. Grâce à une pousse de juillet très importante, la pousse cumulée dans les Pays de la Loire a déjà atteint la pousse annuelle de référence. Le Centre Val de Loire et l’Occitanie sont également en avance. »

« À l’inverse, les productions cumulées en Grand Est et dans les Hauts de France accusent un faible retard : de 5 et 2 points. Certaines régions fourragères montagneuses sont de nouveau en déficit, parfois important. D’autres [dans le] Grand Est, les Hauts-de-France et en Auvergne Rhône-Alpes marquent également le pas. »