Au 20 août 2020, selon la dernière note d’Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, le déficit de production cumulée des prairies permanentes atteint 21 % par rapport à la pousse de référence à la même période. Plus de la moitié des régions fourragères sont maintenant déficitaires, 55 % pour être précis, et 38 % présentent un déficit important.

Indicateur de rendement des prairies permanentes, par régions fourragères, au 20 août 2020. © Agreste/Ministère de l’Agriculture

Un mois de juillet « exceptionnellement sec »

Comment expliquer cette situation ? Par « le déficit de précipitations cumulées depuis mars 2020 marqué du nord-ouest au centre-est, argumente le ministère dans sa note mise en ligne le 31 août 2020. [Et aussi] par un mois de juillet plus chaud que la normale et exceptionnellement sec sur l’ensemble du territoire. »

Sur les douze régions françaises, huit accusent maintenant un déficit de production cumulée, déficit qui dépasse 75 % pour cinq d’entre elles. Il « est notamment très marqué dans les Hauts-de-France et le Grand Est, avec respectivement 51 % et 58 % de la pousse cumulée de référence sur la même période ».

« La part de pousse annuelle réalisée se dégrade par rapport au mois de juillet, ajoute Agreste. Elle atteint 65 % au 20 août, contre 83 % habituellement à la même période. Ce retard s’observe pour l’ensemble des régions sauf pour Paca où la pousse atteint la pousse annuelle de référence. »

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Éric Roussel