Entre 5 000 et 7 000, telle est l’évaluation de l’effectif de chiens de protection en France. Le nombre est aussi flou que les caractéristiques de ces animaux utilisés pour protéger les troupeaux contre les prédateurs. Un recensement s’avérait donc nécessaire.

« Il vient de débuter, indique Barbara Ducreux, de l’Institut de l’élevage. C’est une première étape indispensable à la struturation de la filière des chiens de protection. Ce recensement est basé sur le volontariat des éleveurs de chiens. »

« Ceux-ci peuvent s’adresser au recenseur de leur département, ajoute Barbara Ducreux. C’est un membre du réseau technique de référence sur les chiens de protection de l’Institut de l’élevage ou un technicien de la Pastorale pyrénéenne. Il connaît donc bien ces animaux. »

Une démarche gratuite

La démarche est gratuite et coordonnée par l’Institut de l’élevage. Elle bénéficie du partenariat du ministère de l’Agriculture, de la Confédération paysanne, de la Fédération nationale ovine, de la Pastorale pyrénéenne, et du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral.

« Le recenseur se déplace sur le lieu de travail du chien », précise Barbara Ducreux. Il faut compter environ une demi-heure par chien pour lister les informations sur son identité, ses principales caractéristiques physiques, son environnement de travail, les conditions de son introduction au troupeau à son arrivée sur la ferme et les qualités et défauts que lui trouve l’éleveur. Aucun test d’évaluation n’est réalisé lors de ce recensement.

Une base de données sécurisée

« Les données recueillies sont protégées, ajoute Barbara Ducreux. Elles sont enregistrées dans une base dont l’accès est limité aux recenseurs. L’utilisation de ces données sera faite avec une finalité purement technique ou de recherche avec l’accord de l’éleveur. »

Ce travail devrait permettre de tisser du lien entre les éleveurs utilisateurs et de créer un réseau d’éleveurs naisseurs. Le but est aussi de mieux raisonner les accouplements, à partir des généalogies et des qualités et défauts d’un maximum de chiens sur plusieurs générations.

Marie-France Malterre