« Quatre ONG de protection animale (LFDA, CIWF, OABA, Welfarm), trois distributeurs majeurs (le groupe Casino, le groupe Carrefour, les Magasins U) et plusieurs grands producteurs de volailles (Les Fermiers de Loué, Les Fermiers du Sud-Ouest, Galliance) font désormais partie de l’Association étiquette bien-être animal (AEBEA) », se félicite l’association CIWF, ce jeudi 6 février 2020.

Dans un communiqué publié le même jour, Carrefour promet en 2020 de donner « l’information du niveau de bien-être animal et du mode d’élevage de ses poulets pour ses marques Carrefour, Carrefour Bio, Filière Qualité Carrefour, Reflets de France et Premiers Prix ». L’enseigne compte débuter l’étiquetage du bien-être animal dès le 18 février prochain, sur les « poulets fermiers d’Auvergne Filière Qualité Carrefour »

« Contractualisation spécifique »..

Cet étiquetage, basé sur une échelle à 5 niveaux, de A à E, classe le bien-être des animaux et indique leur mode d’élevage (voir ci-dessous). Il a bénéficié « des travaux conduits au sein du laboratoire d’innovation territorial « Ouest territoires d’élevage » porté par l’Inrae. »

Grille d’évaluation de l’étiquetage du bien-être animal. © AEBEA

« Le poulet à marque Carrefour élevé en poulailler commencera à atteindre le niveau C de bien-être animal avant fin 2020 », promet le distributeur. Pour ce faire, Carrefour annonce la mise en place d’une « contractualisation spécifique de 3 ans avec les producteurs », ainsi que la prise en charge en 2020 des « audits d’évaluation des élevages, afin de construire un plan de progrès et identifier les investissements nécessaires ».

Un référentiel pour le porc « dès 2020 »

L’AEBEA ne compte pas s’arrêter au poulet de chair. Le collectif proposera « dès 2020 un autre référentiel d’étiquetage pour le porc, puis pour d’autres filières animales par la suite ». Ses adhérents appellent « tout autre acteur économique à rejoindre cette initiative afin de contribuer au déploiement rapide d’un étiquetage unique et systématique du bien-être animal en France et au-delà ».

L’association affiche même l’ambition de devancer les pouvoirs publics. « Si le ministre de l’Agriculture dans ses annonces récentes sur le bien-être animal s’est montré favorable au développement de l’information du consommateur, il n’en a pas précisé les contours. […] La réponse législative peine à se développer. L’étiquette développée par l’AEBEA […] pourrait donc répondre à plusieurs attendus et permettre de faire référence pour une harmonisation en France et en Europe. »

> Voir aussi : Plan gouvernemental : Les 15 mesures de Didier Guillaume pour le bien-être animal (28/01/2020)

V. Guyot