Dans un communiqué de presse, le Conseil explique avoir pris cette décision « pour stabiliser le marché laitier en 2018. Ceci est conforme à notre engagement de suivre l’évolution du marché et de nous assurer que le filet de sécurité est utilisé de manière opportune et prudente, non seulement pour réagir aux perturbations du marché, mais aussi pour les éviter dans la mesure du possible ».

Une intention louable, et indispensable, alors que plusieurs pays et représentants de la filière laitière avaient appelé en vain le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, à prendre des mesures contre la crise laitière dès 2015. Ce dernier n’avait réagi qu’un an après, en relevant le plafond d’intervention puis en mettant en place l’aide européenne à la réduction temporaire de la production.

Les stocks pèsent sur les cotations

Aujourd’hui, près de 400 000 tonnes de poudre de lait sont stockées dans des entrepôts européens (voir notre reportage), sans trouver preneur, même à un prix inférieur à celui de l’intervention. Cette quantité pèse sur le marché, et contribue à maintenir les cotations européennes de la poudre à un niveau très faible (actuellement autour de 1 400 € la tonne).

Le Conseil des ministres souligne que, même si l’intervention est ramenée à zéro, le filet de sécurité fonctionnera toujours, via le mécanisme d’achat par appel d’offres (à volume et prix définis par la Commission européenne).

E.C.