L’impact sur la production devrait commencer à se percevoir dès le premier trimestre de 2017, mais la baisse devrait être contenue entre 1 et 2 % grâce à l’accroissement de la prolificité des truies. Sur l’ensemble de l’année 2016, les volumes ont progressé de près de 1 % par rapport à 2015, avec une production de 23,7 millions de têtes.

La Chine double ses achats

Dans le même temps, les exportations de viande porcine ont augmenté de 1,5 % en glissement annuel, faisant suite notamment à la très forte progression vers la Chine, qui fait plus que doubler ses achats en provenance de l’Union européenne. À l’inverse, les importations se sont repliées de 6 %. La consommation calculée par bilan s’est contractée légèrement (–0,8 %).

« Après avoir été en retrait de janvier à mai, le prix à la production s’est redressé en glissement annuel à compter de juin. En moyenne sur l’année, il a augmenté de 3,4 % par rapport à 2015, mais est resté en retrait de 5 % par rapport à la moyenne quinquennale de 2011 à 2015, précise Agreste dans sa note. Les fortes exportations vers la Chine expliquent en grande partie ce redressement. »

Recul quasi général en Europe

Au niveau européen, le recul des cheptels est quasi général chez les principaux pays producteurs. Seules l’Espagne et la Pologne ont encore progressé l’an dernier. Le cheptel espagnol s’est accru de 3 %, permettant au pays de prendre la première place au niveau européen devant l’Allemagne. « Le troupeau polonais augmente encore plus fortement, mais sur des effectifs plus réduits, dont une partie provient de porcelets importés du Danemark », précise Agreste.

Les troupeaux de truies sont tous en repli, à l’exception de la Pologne. Les prévisions pour 2017 anticipent donc une baisse de production pour la plupart des pays, atténuée par l’augmentation de la prolificité. En 2016, les abattages étaient encore à la hausse, à l’exception de la Belgique, tirés par la forte demande chinoise.