Cette évolution, le ministère l’explique par le repli marqué de l’activité en avril 2017. « Par rapport à la moyenne de 2013 à 2017, ils restent néanmoins supérieurs de 2,6 % en tec, détaille le ministère dans sa note d’Infos rapides mise en ligne le 1er juin 2018. Le poids moyen des carcasses reste élevé. Le manque de fluidité du marché induit des retards d’enlèvement des animaux. »

La production française augmente

Sur le plan de la production, par rapport à mars 2017, la France enregistre une augmentation de 2,3 % en tonnage, entre mars 2017 et 2018. Le ministère l’explique par la hausse des abattages de 1,5 % et des exportations de porcs vivants fortement excédentaires, avec notamment une progression des exportations vers l’Espagne.

Quant au commerce de la viande porcine, il était lui aussi dynamique en mars. La France a exporté 54 560 tec, soit 8,6 % de plus qu’en mars 2017. Cela correspond à 4 330 tec supplémentaires dont 3 760 tec vers l’Italie. « Avec 3 490 tec, l’essor des exportations vers les Philippines (+1 330 tec) place ce pays en deuxième débouché vers les pays tiers derrière la Chine (4 870 tec). »

Un solde commercial excédentaire

En mars toujours, à 50 070 tec, les importations françaises ont reculé de 1,1 %. Les achats au Danemark chutent de 1 820 tec. « Les volumes espagnols restent stables (26 930 tec) alors que [ceux] d’Italie (5 330 tec) continuent de progresser (+20 %). » Le solde du commerce extérieur de la viande porcine reste excédentaire de 4 493 tec : +14 667 tec avec les pays tiers et –10 174 tec avec l’Union européenne.

(1) corrigés des variations journalières d’abattage.