« Les importations chinoises de viande de porc pourraient atteindre les niveaux de 2016 », estime la Rabobank, dans un rapport prospectif publié le 15 janvier 2019. L’an passé, l’empire du Milieu a nettement réduit ses achats. De janvier à novembre 2018, ses importations de viande de porc ont reculé de 0,7 %, et celles d’abats de 20 % (de janvier à octobre).

Le nouvel an chinois, célébré ce 5 février, est traditionnellement synonyme de pic de consommation. Mais à l’approche de l’événement, « les prix restent faibles, rapporte la Rabobank. Cette situation est due à d’importants stocks et à un recul de la consommation. » Toutefois, en raison d’abattages massifs dus à la PPA, la peste porcine africaine, « l’offre pourrait se réduire après le premier trimestre, et les prix bondir en conséquence ».

Assouplissement des restrictions liées à la PPA

Car la Chine reste frappée de plein fouet par la PPA. « Le virus semble davantage être dans une accélération de sa propagation plutôt que dans une accalmie, malgré les mesures du gouvernement », analyse la banque néerlandaise.

Pour autant, les autorités chinoises ont assoupli certaines règles sanitaires le 27 décembre dernier. « Les truies et les porcelets peuvent désormais être transportés d’une province à l’autre s’ils ne proviennent pas d’une région infectée. Les restrictions sur les viandes de porc en provenance de régions limitrophes aux foyers infectés ont été partiellement levées. Et les restrictions sur les viandes de porc issues de régions indemnes sont levées. »

D’après la Rabobank, « ces décisions ont joué un rôle vital dans la préservation des marchés ces derniers mois et probablement dans les mois à venir. Si ces règles sont rigoureusement respectées, les capacités de production des grands élevages du nord du pays pourraient être préservées. »

V. Gu.
Votre analyse marché - Porcs

Le cours se stabilise

Le prix de base du porc s’est établi à 1,345 €/kg ce jeudi 22 juillet 2021, au Marché du porc breton (MPB) de Plérin, dans les Côtes-d’Armor.