« Le cheptel porcin français a continué de reculer en 2019. Compte tenu des gains de productivité, il semble néanmoins possible de tabler sur une faible croissance de la production française en 2020 », assure FranceAgriMer, dans un bilan annuel publié le 3 février 2020.

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Cette année, la demande asiatique de viande porcine devrait rester soutenue, « les problèmes structurels de la production porcine en Chine [en raison de l’épizootie de peste porcine africaine, NDLR] ne pouvant probablement pas être résolus avant au moins trois ans », avance l’organisme.

« Libération » de volumes pour l’exportation

Pour autant, la consommation intérieure est vue « traditionnellement comme le débouché naturel de la production française. L’exportation n’est encore trop souvent envisagée que pour permettre le dégagement des surplus », pointe FranceAgriMer.

La donne pourrait toutefois évoluer en 2020. « La baisse devenue tendancielle de la consommation de viande de porc devrait libérer des volumes pour l’exportation, alors que dans le même temps la demande chinoise, longtemps axée sur les abats, se tourne à présent de plus en plus vers la viande. »

Davantage de capacités d’investissement en élevage

En élevage, compte tenu des prévisions des cours des céréales et du tourteau de soja, le coût de l’aliment pour les porcs devrait « rester à un niveau relativement stable, au moins au premier semestre de 2020, envisage FranceAgriMer. […] Alors que nombre d’élevages demanderaient à être rénovés, les éleveurs qui souhaitent se moderniser devraient voir évoluer de façon positive leur capacité d’investissement. »

L’évolution de la peste porcine africaine sur le continent européen reste toutefois une épée de Damoclès. « Il suffit qu’elle touche la faune sauvage pour que de nombreux pays suspendent leurs importations, prévient FranceAgriMer. Des négociations sont toujours en cours avec les pays importateurs, en particulier la Chine, pour fixer la possibilité d’appliquer, en cas de besoin, une régionalisation (fermeture à l’exportation des régions touchées, et non du pays tout entier). »

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V. Gu.