En novembre dernier, le cheptel porcin comptait près de 13,1 millions de têtes, soit une hausse de 2,4 % en un an, détaille le ministère de l’Agriculture, dans sa note de conjoncture Agreste de mars 2018.

Ainsi, après une décapitalisation continue depuis 2000 du cheptel des reproductrices, 2017 marque un répit. Certes, les effectifs de porcs charcutiers se redressent, mais ils demeurent toutefois inférieurs à ceux de 2015.

Selon la catégorie d’animaux, les évolutions sont contrastées. Les effectifs de porcs à l’engrais et de porcelets progressent. Les effectifs des truies se stabilisent globalement (–0,04 %), mais le cheptel adulte est en repli de 1 %, tandis que le cheptel de renouvellement progresse de 3,2 %.

Le cheptel porcin européen se renforce

Au sein de l’UE, les effectifs se sont renforcés en 2017 dans les principaux pays producteurs (à l’exception de la Belgique), grâce à un contexte de marché porteur. Entre 2016 et 2017, les importations chinoises ont doublé (+44 500 tec), profitant en particulier à l’Allemagne et à l’Espagne. La bonne orientation des cours du porc de la mi-2016 à la mi-2017 a aussi participé à dynamiser la production européenne.

Le cheptel espagnol conforte son avance devant le cheptel allemand. Le deuxième groupe de pays producteurs (France, Danemark, Pays-Bas) est talonné par la Pologne. Par conséquent, en 2018, la production devrait progresser dans les principaux pays européens, après un recul sur 2017.

E.C.