« Depuis maintenant plusieurs mois, le prix du porc ne bouge plus pour se situer autour de 1,20 €/kg s’interroge le groupement de 700 éleveurs du Grand Ouest. Néanmoins, nous découvrons chaque semaine des explications et des commentaires expliquant cette situation. Nous avons eu à subir des retards d’enlèvements jusqu’au 15 juin. Depuis, le marché retrouve de la fluidité, avec même un manque de porcs à venir. Pourtant, la loi de l’offre et de la demande, si elle s’applique normalement, doit faire monter le prix du cochon, alors que se passe-t-il ? A qui cela profite-t-il ? »

Déplorant que « chaque opérateur conserve sa stratégie qui ne profite pas toujours à la collectivité des éleveurs », Porc Armor appelle à « rassembler toutes les énergies ». « L’ensemble de la filière doit se mobiliser pour défendre la marque Le Porc français qui, selon nous, est le meilleur signe de qualité de notre savoir-faire et d’assurance auprès des consommateurs », plaide le communiqué.

En 2015-2016, « tout le monde avait su se mobiliser »

Philippe Lecornue, président du groupement, précise à La France agricole : « Nous avons su mettre en avant le porc français en 2015-2016, nous avons aussi obtenu l’étiquetage de l’origine, et cela a fonctionné. Tout le monde avait su se mobiliser, la mécanique avait été lancée et une dynamique de marché créée. » Depuis, le soufflé est retombé.

« Nous devons aujourd’hui relancer cette dynamique, en mettant en avant le logo Le Porc français, qui se valorise bien auprès des consommateurs », plaide Philippe Lecornue. Le travail est enclenché au sien de l’interprofession porcine, et le président de Porc Armor espère bien que la réflexion se poursuivra, et permettra de « dire aux consommateurs tous les efforts déjà faits par la filière porcine, en termes d’environnement, de réduction de consommation d’antibiotiques… ».

E.C.