En Chine, ce sont d’ores et déjà 7 provinces qui sont touchées, par 20 cas officiellement détectés à ce jour. Pékin a mis ne place des mesures de restriction de déplacement des porcs vivants dans ces 7 provinces, mais aussi les 11 provinces voisines. La répercussion sur les prix a été immédiate : dans certaines régions urbaines, le bond va jusqu’à 40 % de hausse.

Les cas belges ajoutent à l’inquiétude. Le virus ayant été détecté sur des sangliers, à la population nombreuse et difficilement contrôlable, fait redouter la dissémination aux pays voisins, dont la France et l’Allemagne, deux gros exportateurs. Le commerce mondial en serait sévèrement impacté, et l’Asie serait privée des deux fournisseurs majeurs (1).

Une aubaine pour les exportateurs américains

Pour les Américains, États-Unis, Canada et Brésil en tête, cette nouvelle peut leur donner des raisons de se réjouir : la défaillance d’exportateurs majeurs et des besoins accrus en Chine leur ouvrent de nouvelles perspectives à l’exportation. Néanmoins, les voies de diffusion du virus sont multiples.

La Rabobank prévoit que les pays dépendants des importations vont constituer des stocks et démarcher des exportateurs de viande porcine indemnes de PPA, au bénéfice des Américains (nord et sud), mais aussi des fournisseurs d’autres protéines animales (volaille, bœuf, poissons).

E.C.

(1) L’Union européenne fournit environ 35 % des volumes mondiaux échangés.