Le repli des abattages en France et la fluidité du marché ne suffisent pas à maintenir les cours, compte tenu d’un contexte européen défavorable », rapporte le ministère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture publiée le 3 décembre 2018.

En octobre 2018, les abattages de porcins se replient de 2,1 % en tonnes-équivalent carcasse (tec) et de 1,6 % en têtes sur un an. Sur un mois, le poids moyen des carcasses augmente de 800 g, passant de 91,3 kg en septembre à 92,1 kg en octobre. En cumul de janvier à octobre, les abattages progressent néanmoins de 0,9 % en têtes et en téc, par rapport à 2017.

Prix en berne

Malgré le recul des abattages en octobre, le cours français recule de 7 centimes/kg par rapport à septembre, le plaçant 8 % en deçà de la moyenne quinquennale. Dans le même temps, la hausse du prix de l’aliment pour porcins se poursuit en glissement annuel en août (+3 %) et en septembre (+6 %).

Ailleurs en Europe, les prix suivent la même tendance, en lien avec la hausse saisonnière de l’offre. En Belgique, le cours du porc est sous pression, en raison de la fermeture de marchés à l’export, conséquence de la présence de la peste porcine africaine sur le territoire.

Fort repli des exportations françaises

Sur le volet commercial, le climat est morose. En septembre 2018, les exportations de viande porcine reculent de 17 % par rapport à la moyenne quinquennale, et de 20 % sur un an, « conséquence des volumes importants de vente réalisés avec l’Italie en septembre 2017 », précise le ministère.

Dans le détail, les ventes déclinent vers l’Italie (–26 % sur un an), et dans une moindre mesure vers l’Espagne et la Hongrie. Malgré la baisse des ventes à destination de la Chine (–15 %) et du Japon (– 31 %), les exportations se maintiennent vers l’Asie grâce aux flux dynamiques vers les Philippines (+78 %).