« Les besoins en viande porcine de la Chine, premier producteur et consommateur mondial, seraient en augmentation, avance le ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides publiée le 29 mars 2019. La réduction du cheptel porcin et la propagation de la peste porcine africaine sur son territoire pourraient relancer les exportations européennes vers l’Asie. »

Et l’activité commerciale s’en ressent. En janvier 2019, les exportations françaises de viande porcine augmentent de 4 % sur un an, soit 2 000 tonnes équivalent carcasse (tec). « Contrairement aux mois précédents, elles sont stables vers le marché européen et en hausse vers les pays tiers (+17 %, soit +1 950 tec) : les exportations vers la Chine se redressent nettement (+51 % sur un an). […] Dans le même temps, les importations se rétractent (–2,5 % sur un an, soit –1 300 tec) », commente le ministère.

Hausse tardive du cours français

L’effet sur le prix du porc n’a toutefois pas été immédiat, en raison d’une production française soutenue. En février 2019, les abattages progressent de 1,7 % en têtes et de 2,3 % en poids, par rapport à février 2018. Une activité supérieure de 0,8 % en têtes et de 2,5 % en en poids, par rapport à la moyenne de 2014 à 2018. « Cette offre importante ne permet pas la revalorisation des cours du porc français. […] La hausse [du cours du porc] se produit plus tardivement, à partir de mi-mars ».

V. Gu.